Déjà eu l'impression de savoir quelque chose, mais ne pas réussir à l'expliquer? Ca m'arrive assez souvent.
Je suis tentée de faire allusion à mes cours de la semaine sur le système cardiovasculaire, mais je vais m'en passer. Non pas parce que j'ai peur de vous ennuyer (j'avoue, je m'en fous, c'est MON blog, nanana). Non, c'est surtout que je ne saurais même pas par où commencer. Je crois que finalement, je ne maîtrise pas trop le sujet. Au fond, Aristote n'avait pas tord: "Those who know, do. Those who understand, teach". Comprendre, c'est savoir, mais c'est aussi détenir le pouvoir d'expliquer. Enfin?! qu'est-ce que j'en sais?!. Qu'est-ce que je comprends à la philo?! En tout cas, il semblerait que ça soit grillé du point de vue du système cardio. J'ai pas grand chose à vous expliquer sur le sujet ce soir. (Note à moi-même: faudrait retourner réviser, cocotte) La musique diffère des sciences par sa subjectivité, je ressens ça comme quelque chose de plus abstrait. Le mot clef de la phrase: ressentir. Le coeur et les notes ont peut-être un rythme en commun. Avec cirKus j'ai des notes dans le coeur; un coup de coeur et ce n'est pas toujours facile de transformer des sons et des sensations en lettres. Est-ce que j'ai bien compris le message de cet album? Ben... la beauté de la musique c'est ça! Y'a pas grand chose à comprendre. On interprète. On peut interpréter un rythme cardiaque et l'expliquer par des phénomènes physiologiques parce qu'on a compris ce que l'on a étudié. On peut écouter un album et l'interpréter, mais l'expliquer? Des mots pour des notes et des notes dans le coeur. Le but ce soir est de réussir à expliquer pourquoi j'aime l'album "Laylow" de cirKus. A défaut de comprendre, je peux ressentir.
Alors cirKus: Karmil (Matt Kent) et sa copine Lolita Moon + Cameron McVey alias Burt Ford et sa femme Neneh Cherry. Neneh, on connaît: "It's not a second, 7 seconds away. Just as long as I stay, I'll be waiting". McVey aussi, on connaît. Maiiis oui! Producteur légendaire. Faut se souvenir de Massive Attack ou Portishead par exemple. Histoire d'amour puisque c'est une collaboration entre 2 couples, mais surtout une histoire de groupe. Cohésion. Les voix (à noter que McVey s'est mis au chant), les instrus, les personnages tout s'allie, tout s'harmonise. cirKus ce n'est donc pas Neneh Cherry & Co, mais c'est une entité en soit. Partis d'un projet collectif pour devenir un groupe. Les voir en concert, c'est voir se réunir des personnalités atypiques autour d'un but commun: la musique.
On en vient donc à leur musique. Etiquette: trip hop. Pour moi, c'est un peu plus que ça. Un groove très prenant, un style très épuré et à la fois très complexe parce qu'on ne peut pas vraiment le catégoriser. L'expérience de Burt Ford et de Neneh Cherry rencontre la fraîcheur de Karmil et Lolita Moon sur des textes langoureux, mystérieux ou carrément provocateurs ("You're Such An..."). Des scratchs, productions électro, rock, folk...il n'y a pas de genre unique, simplement un groupe aux influences diverses et un travail inspiré. On apelle ça du trip hop. Un groupe 'trip' tout court. Ils explorent des délires, leurs trips devenant les nôtres. Deux hommes, deux femmes, un mélange de voix et d'harmonies idéales. Cet album résume pour moi, le mot "vibe". Sans avoir à l'expliquer, sans chercher à la comprendre. La ressentir.
P.S. morceau du moment: "Time For The Whistle". Tout est dans les voix et la guitare.
A noter le graphisme très particulier des clips (Is What It Is/ Starved)








