Tourner les pages d'un bouquin d'anatomie, apprendre, courrir après le temps, parce que finalement on n'en a plus tellement. On se projette déjà stéthoscope à la main et battements de coeur incertains. Fatiguée...constamment. Malgré tout, le vieux vinyl continue d'épouser sa platine...je m'échappe momentanément. PLAY. Musique en fond sonore, parce que ma vie d'étudiante en médecine nécessite une B.O.
-because right here, right now I'm livin life through science and with music-
Les vacances ont toujours été des plages d'espace temps rêvées pour découvrir de nouveaux sons (et horizons).
Partir avec un p'tit mix sur mon iPod, j'adore et comme on ne s'invente pas tous DJ, heureusement d'autres le font pour nous!
J'ai découvert Paris DJs y'a pas longtemps et j'ai complètement croché sur les podcasts! Un pur mix qui fait du bien par où ça passe.
Derrière ce projet, Loïk Dury (du label Kraked, ancien programmateur de Radio Nova) et Djouls (label TIMEC), comme ils le disent "c'est l'occasion de (re-)découvrir le véritable esprit soulful du nord-est parisien". Moi, je dirais simplement que c'est l'occasion d'ouvrir ses oreilles et son esprit à un peu de fraîcheur venue d'ailleurs. Un mélange de styles musicaux et d'influences (hip hop, soul, reggae, funk, afro, psychedelic, electro...some of it is vintage, all of it is groovy!)
à apprécier sans modération.
Ah ça faisait une éternité que je ne m'étais pas connectée à ce p'tit blog pour poster un message. Mon exa m'a pris la tête (si ce n'est beaucoup de temps). Résultat: épuisement absolu. Bilan de l'année: un examen réussi et un échec. Ca aurait pu être pire (verre à moitié plein!!). RDV au semestre prochain. Année éprouvante sous tous ses angles, des hauts, surtout des bas (sans quoi je n'avancerais pas).
Enfin les vacances, et j'avoue que depuis le 6 juillet (date de mon exam évidemment), ça me paraît presque surréaliste ne me réveiller en plein milieu de l'après-midi sans stress, sans culpabilité surtout! Faire ce que je veux, quand je veux!! wouhou retour aux belles années de glande intensive!! Le plus ironique, c'est qu'au fond ça me manquait...mais pas tant que ça.
Enfin vacances!!! I'm lovin the summer sun!
J'étais à Montreux y'a quelques semaines. AHA le fameux Montreux Jazz Festival. Mon p'tit rituel depuis quelques temps. Pour diverses raisons l'excursion de cette année était complètement diffèrente. ("Diverses raisons"... j'espère que les personnes concernées decrypteront ma pensée!!). Bref, différente ne veut pas dire moins bien. Soirée exceptionnelle à Montreux avec The Good, The Bad & The Queen.
Je ne vais pas dire que j'aime ce groupe, j'adore tout simplement le concept du collectif, la fusion de talents issus de la scène rock ou musicale en général. Damon Albarn (Blur + Gorillaz), Paul Simonon (The Clash), Simon Tong (The Verve) et Tony Allen (Fela Kuti, pionnier de l'Afrobeat). Le kiff absolu.
J'ai adoré la mise en scène, qui apparemment est la même à tous leurs concerts (ouaip, le chapeau haut de forme va bien à Albarn, sans aucun doute). L'éclectisme parfait: music hall anglais, britpop, alternative-rock, electro quelques fois. Une structure plutôt pop à la base, mais avec une grande liberté (dans la création et dans les émotions qui en émanent).
J'espère que le projet d'Albarn va continuer à évoluer et que ce 'supergroupe' maintiendra sa cohésion, sa créativité mais surtout son originalité et sa fraîcheur.
J'adore écouter l'album dans mes moments de vide et de mélancolie parce qu'il les comble et qu'il dégage un certain mystère dans la composition que je trouve attractif. Peu de bons albums cette année, j'aime celui-ci en particulier, parce qu'il est différent, un peu comme mon parcours estudiantin: pas du tout ce dont à quoi je m'attendais, mais avec du recul, appréciable et progressif.
The Good The Bad and the Queen 80s lifeThe Good The Bad and The Queen Kingdom..The Good The Bad and The Queen HerculeanThree changes
P.S. merci à ceux qui m'ont permis d'aller à ce concert et ceux qui m'ont permis d'en profiter à fond!
P.P.S. I <3 Paul
Je suis stressée, je l'avoue. Système sur systèmes, des questions sans réponse, encore des interrogations. Comme d'habitude. La date butoir de l'examen approche, évidemment je ne suis pas (encore)prête. J'ai le temps (on pense toujours avoir du temps). Stress, Stress et Speed. Le temps me fuit à grande vitesse et pourtant j'ai encore trouvé le moyen d'en gaspiller.
Il y a quelques temps je suis tombé sur une pub suisse de Coop et Naturaplan.
Coop, typiquement le supermarché que je ne peux plus supporter à force d'aller m'y approvisionner à chaque pause midi. J'avoue pourtant avoir totalement croché sur la musique de ce spot. J'ai découvert Nova International. Un groupe issu d'Augsburg. Quatre jeunes Allemands qui chantent en anglais, un peu du type New wave British pop. Un look typiquement grunge, avec des cheveux mi-longs, mèches rebelles (mais sûrement mega travaillées)... "one more band for the emo-kids"!. Déjà vu, déjà fait, déjà entendu, mais j'aime.
L'album Nova International & Friends est idéal pour illustrer ma campagne anti-stress. En deux mots? Ca fait du bien. Ok ca fait quatre mots, un pour chaque membre du groupe et pour chaque piste coup de coeur. "Lullaby", "Drive Drive Drive", "Without You", "Puppy Love".
Différentes collaborations sur cet album (Anajo, Jakob Brass, Mia, Roman Fischer, Danifray,...). Pas d'extravagance, pas d'énorme prise de risque au niveau de la créativité, mais la simplicité est au rendez-vous. On n'est pas constamment obligé d'avoir des artistes qui redéfinissent des genres, parfois plus de simplicité nous ferait le plus grand bien. Nova International sont bons dans ce qu'ils font et à l'instant où leurs mélodies me traversent les tympans, c'est ce qui compte.
Des mélodies indie pop qui collent à la peau ou qui s'incrustent au fond de mon cerveau, sans raison valable- juste parce que c'est léger, facile d'accès et représentatif. Représentatif d'une période chargée en émotions et d'une jeune étudiante en médecine à la recherche d'une échappatoire. La musique comme échappatoire. Je n'ai rien inventé. Hier j'étais captée par le rush expérimental d'El-P qui émergeait de mes amplis, aujourd'hui ça sera Nova International par envie, par plaisir. S'allonger au soleil, fermer les yeux...prêts? Maintenant Flottez.
"...I'm gonna make up my mind and let the wild things grow
I'm talkin my road for my one man show, but I'm drifting
yeah I'm drifting away..." (Lullaby)
NB: ce clip de Niels Laupert sur Fallin In me rapelle vraiment trop celui de "Island In The Sun" de Weezer. Sur ce coup un peu plus d'originalité n'aurait pas fait de mal.
Déjà eu l'impression de savoir quelque chose, mais ne pas réussir à l'expliquer? Ca m'arrive assez souvent.
Je suis tentée de faire allusion à mes cours de la semaine sur le système cardiovasculaire, mais je vais m'en passer. Non pas parce que j'ai peur de vous ennuyer (j'avoue, je m'en fous, c'est MON blog, nanana). Non, c'est surtout que je ne saurais même pas par où commencer. Je crois que finalement, je ne maîtrise pas trop le sujet. Au fond, Aristote n'avait pas tord: "Those who know, do. Those who understand, teach". Comprendre, c'est savoir, mais c'est aussi détenir le pouvoir d'expliquer. Enfin?! qu'est-ce que j'en sais?!. Qu'est-ce que je comprends à la philo?! En tout cas, il semblerait que ça soit grillé du point de vue du système cardio. J'ai pas grand chose à vous expliquer sur le sujet ce soir. (Note à moi-même: faudrait retourner réviser, cocotte)
La musique diffère des sciences par sa subjectivité, je ressens ça comme quelque chose de plus abstrait. Le mot clef de la phrase: ressentir. Le coeur et les notes ont peut-être un rythme en commun. Avec cirKus j'ai des notes dans le coeur; un coup de coeur et ce n'est pas toujours facile de transformer des sons et des sensations en lettres.
Est-ce que j'ai bien compris le message de cet album? Ben... la beauté de la musique c'est ça! Y'a pas grand chose à comprendre. On interprète. On peut interpréter un rythme cardiaque et l'expliquer par des phénomènes physiologiques parce qu'on a compris ce que l'on a étudié. On peut écouter un album et l'interpréter, mais l'expliquer? Des mots pour des notes et des notes dans le coeur. Le but ce soir est de réussir à expliquer pourquoi j'aime l'album "Laylow" de cirKus. A défaut de comprendre, je peux ressentir.
Alors cirKus: Karmil (Matt Kent) et sa copine Lolita Moon + Cameron McVey alias Burt Ford et sa femme Neneh Cherry. Neneh, on connaît: "It's not a second, 7 seconds away. Just as long as I stay, I'll be waiting". McVey aussi, on connaît. Maiiis oui! Producteur légendaire. Faut se souvenir de Massive Attack ou Portishead par exemple. Histoire d'amour puisque c'est une collaboration entre 2 couples, mais surtout une histoire de groupe. Cohésion. Les voix (à noter que McVey s'est mis au chant), les instrus, les personnages tout s'allie, tout s'harmonise. cirKus ce n'est donc pas Neneh Cherry & Co, mais c'est une entité en soit. Partis d'un projet collectif pour devenir un groupe. Les voir en concert, c'est voir se réunir des personnalités atypiques autour d'un but commun: la musique.
On en vient donc à leur musique. Etiquette: trip hop. Pour moi, c'est un peu plus que ça. Un groove très prenant, un style très épuré et à la fois très complexe parce qu'on ne peut pas vraiment le catégoriser. L'expérience de Burt Ford et de Neneh Cherry rencontre la fraîcheur de Karmil et Lolita Moon sur des textes langoureux, mystérieux ou carrément provocateurs ("You're Such An..."). Des scratchs, productions électro, rock, folk...il n'y a pas de genre unique, simplement un groupe aux influences diverses et un travail inspiré. On apelle ça du trip hop. Un groupe 'trip' tout court. Ils explorent des délires, leurs trips devenant les nôtres. Deux hommes, deux femmes, un mélange de voix et d'harmonies idéales. Cet album résume pour moi, le mot "vibe". Sans avoir à l'expliquer, sans chercher à la comprendre. La ressentir.
P.S. morceau du moment: "Time For The Whistle". Tout est dans les voix et la guitare.
A noter le graphisme très particulier des clips (Is What It Is/ Starved)
Les vacances? C'est fini. J'y repense. Il m'en restera des souvenirs. Demain? Oui, les cours, toujours.
L'adolescence? On en parle au passé à présent. Ca y'est, j'ai 20 ans.
Un peu de mélancolie pour fêter l'occasion, mais surtout une bonne dose de sérénité. "Fais ce que dois et advienne que pourra". C'est ça la maturité? Si seulement. Mature ou pas, à 20 ans je suis toujours là et je sais ce que je veux, je sais ce que je fais et pourquoi. Est-ce que ça va durer? Non, parce que je suis comme ça. Compliquée avec mes hauts et mes bas, mes impulsions et mes réflexions. Se chercher, se trouver avant de se retrouver. Chercher la liberté au sein de la contrainte. S'amuser, étudier. Tout s'oppose et tout s'entremêle; il paraît que la vie c'est parfois censé être compliqué. Paraît que vivre c'est aussi évoluer.
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui je suis réconciliée avec mes études. "Fais ce que dois et advienne que pourra". J'y crois et cette fois je porte un peu plus de motivation en moi. 20ans, légèrement mélancolique, non enfait plutôt légère et libre, un peu à l'image de l'album que j'écoute en ce moment.
I put a record on
Put it on and sing along with you
Sing along with you
And that's okay by me
That's okay 'cause in a way I'm free
In a way I am free
("Put A Record On")
"Sugar & Spite", Unkle Bob. Un groupe écossais qui pourrait être comparé à d'autres groupes dits "Indie" ou "Pop Rock", pourtant la particularité de cet album réside dans ses sonorités acoustiques (en particulier "Swans"). Douceur et mélancolie. Rick Webster, à la voix très posée, se présente un peu comme un écorché vif dans ses textes typiquement destinés aux emo-kids. En même temps, je ne peux pas nier qu'il y'a quelque chose de très franc et vrai dans sa voix, envoûtant peut-être, mais surtout accessible. Il n'est pas vraiment aigri, il vit. Ohlala, il semblerait que je sois une emo-kid.
Un album particulièrement bien arrangé que j'peux écouter en boucle. Une bonne dose de mélancolie, mais aussi de douceur voire de fraîcheur. J'aime beaucoup "Put A Record On" (Album version). Belle transition entre l'intro et le 1er couplet avec l'entrée de la batterie et l'émotion qui s'intensifie. Un bon contraste entre des paroles enjouées et une facette plus profonde qui révèle une certaine tristesse. Un peu comme un séducteur bafoué, provocateur, mais qui porte en lui des traces d'un échec sentimental marquant.
Paraît que la vie c'est jamais noir ou blanc, paraît que parfois c'est compliqué. Cet album mêle bien différents états d'esprit, mais globalement "Sugar & Spite" se joue sur le même ton. Doux. Pourtant, en écoutant attentivement les paroles on peut relever des déviations. D'un sentiment à l'autre, d'un message au suivant.
Paraît que la vie est faite de contraste et de diversité. Un album vivant, car animé par l'émotion ou plutôt DES émotions.
Vacances. Préparer son sac (ou surtout y jeter l'essentiel). Il y a quelques années, partir en vacances pour moi c'était jeter l'essentiel dans un sac en 2 minutes et passer 2h à sélectionner les bons CDs, compter le nombre de MD à graver, prier que l'ordinateur ne fasse pas de caprices et surtout se ruiner en piles de rechange (oui, je suis une de ces personnes hantées par le signal "Low Battery" qui semble toujours apparaître dans les moments les plus critiques du genre aéroport désert à 4h du matin).
Aujourd'hui, je remercie mon fidèle compagnon, l'iPod. Jeter l'essentiel dans un sac et appuyer sur PLAY. "La durée du voyage est indéterminée, veuillez appréciez le fond sonore".
Je viens donc de jeter ma brosse à dents, deux pantalons et deux t-shirts dans mon sac et j'ai juste le temps de vous recommander "Alternative Hip-Hop Lounge". Un podcast gratuit idéal pour se la couler douce avec un flux continu de hip hop underground (et d'électro), mixé par la crème du Label Alpha Pup (Daedelus, Daddy Kev, Blackbird, Eliot Lipp, Subtitle, D-Styles, Paris Zax...).
Je ne suis pas de la génération "oh so 70s". Je n'ai pas connu le fameux CBGB ("Home of Underground Rock Since 1973!") à son apogée. Aujourd'hui je me vois mal défier l'autorité de mes parents pour un concert des Talking Heads dans ce club. Premièrement parce que l'autorité de mes parents je n'ai pas à la défier (haha...*brat*). Deuxièment, parce que Talking Heads c'est fini depuis le début des années 90 (NB: le dernier album date de 1988...l'album sorti en 1996 "No Talking, Just Heads" ne compte pas sachant que le membre David Byrne n'y est pas présent); mais à la limite tout ça on s'en fiche. J'en viens donc au point essentiel: le CBGB est désormais fermé. A l'eau, tous mes rêves de rebellion (ouais ouais)!
Est-ce possible d'être nostalgique d'une période que l'on n'a pas connue? Je crois que parfois je le suis. J'adore sortir mes vieux vinyl. So vintage. Les années '70, The Clash, The Ramones, Blondie, The Who...Mélomane? peut-être, mais surtout éclectique. Pause rock avec une sélection en écoute histoire de se plonger dans de vieux sons, de les découvrir ou de les redécouvrir.
En écoute:
Rem: y'a 2-3 pistes pas 70s du tout, mais typiquement un petit Bruce Springsteen pour la route ça peut pas faire de mal.
Je suis retombée sur mon album "Connected" Foreign Exchange. J'ai complètement croché sur cet album plein de fraîcheur. Foreign Exchange c'est la collaboration de Phonte (Little Brother) et Nicolay. Little Brother, groupe tout droit sorti de ma "chère" Caroline du Nord...oui, on peut dire que j'm étais plutôt familiarisée avec leur musique au cours de mes longs étés passés dans le Sud. Par contre, Nicolay j'en avais jamais entendu parler.
Avec "Connected" j'ai eu un coup de coeur pour ce producteur hollandais. Depuis il a fait son bout de chemin et j'aime toujours autant sa manière de jouer avec les sonorités et de leur apporter une couleur particulière avec un blend très raffraîchissant de soul, jazz, r&b, hip hop...